Après 8 ans de pratique, vous connaissez votre travail. Vous palpez, vous évaluez, vos client.e.s reviennent. Il est normal de se demander ce qu’une formation de plus pourrait changer. Prenons un cas concret.
Julie, 41 ans, travaille à l’ordinateur. Depuis huit mois, elle a mal à l’épaule droite, avec une douleur qui descend dans le bras, des maux de tête en fin de journée et des fourmillements occasionnels dans les doigts. Elle a reçu plusieurs massages qui la soulagent un ou deux jours.
Ce que vous faites déjà bien
Vous évaluez la posture, vous palpez le trapèze et la région cervicale, vous diminuez les tensions que vous sentez, y compris certains points gâchettes. C’est solide, et ça soulage Julie.
Là où le cas se complique
Le soulagement est passif : Julie reçoit, puis retourne à son poste et retrouve les mêmes habitudes de mouvement. Un point gâchette neutralisé peut revenir si la mobilité et le contrôle moteur de l’épaule n’ont pas changé. Le massage seul ne travaille pas ce volet.
Ce que la thérapie neuromusculaire, niveau 1 ajoute
Cette formation de 30 heures présente le travail des points gâchettes et les principales approches neuromusculaires, dont la facilitation neuromusculaire proprioceptive (PNF/FNP). Vous développez des techniques concrètes qui utilisent le mouvement, la résistance et le contact manuel pour favoriser la mobilité, la stabilité, la coordination et le contrôle moteur. Vous apprendrez notamment à :
- Exécuter les principaux schémas diagonaux de la PNF et adapter la résistance, la direction et la vitesse du mouvement.
- Appliquer les techniques hold-relax et contract-relax, l’initiation rythmique et la stabilisation.
- Comprendre les principes des MET ainsi que les notions d’inhibition réciproque et d’inhibition autogène.
- Choisir une technique en fonction d’un objectif clinique, construire une séquence d’intervention, puis réévaluer la réponse du client.
Avec Julie, la séance change de forme. Après avoir diminué la tension dans les zones concernées, vous la faites participer : un mouvement guidé, une résistance dosée, une stabilisation de l’épaule. Vous choisissez la technique selon l’objectif visé, vous enchaînez une courte séquence et vous réévaluez sa mobilité avant qu’elle reparte. Julie n’est plus seulement soulagée : elle a bougé autrement, et vous pouvez lui expliquer ce que vous avez fait et pourquoi.
Ce que ça change pour votre pratique
Vous ne remplacez pas ce que vous savez déjà. Vous ajoutez une façon de travailler avec le mouvement de la personne, pas seulement sur son corps. Pour les cas qui reviennent malgré des massages réguliers, c’est un outil de plus.
Durée : 30 heures, sur 4 jours
Formateur : Alex Lewis, kinésithérapeute
Lieu : EMKQ, Brossard
Pour qui : massothérapeutes (400 h), kinésithérapeutes (600 h) et ostéopathes
Inscription : sur présentation de la formation préalable requise
Prêt.e à approfondir votre pratique?
Voir la formation et les datesJulie est un cas fictif, construit à partir de situations courantes en cabinet.